Alerte aux GHG!

July 6, 2018 Larissa G.


Alerte aux GHG! Les impératifs de la vie contemporaine nous forcent à revoir nos pratiques d’interception de la graisse.

De nombreux Canadiens agissent sans se poser aucune question à ce sujet. En effet, beaucoup de gens éliminent avec insouciance les gras, les huiles et la graisse (les GHG) en les versant dans l’évier ou la cuvette. Ils pensent probablement que ce n’est pas grave si on le fait une, deux ou même trois fois, mais ce comportement entraîne la formation de banquises de gras, appelées « fatbergs », dans les systèmes locaux de traitement des eaux usées, en plus de coûter très cher aux contribuables en frais de nettoyage et de réparation.

L’augmentation constante des dommages aux infrastructures d’égout rend critique la nécessité de prendre les mesures décisives qui nous assureront dans l’avenir un environnement plus sain. Ce problème, à l’origine du déversement de gras, d’huiles et de graisse dans les cours d’eau, représente une très sérieuse menace à la santé et la sécurité du public.

En plus des utilisateurs résidentiels et industriels des réseaux d’égouts, le secteur de l’alimentation constitue une des sources les plus importantes de déversements de GHG. Toutefois, uniquement les établissements de restauration et les utilisateurs industriels sont tenus de s’engager à réduire la quantité de GHG qu’ils libèrent dans les systèmes. Bien qu’on leur impose l’obligation d’avoir en place un certain procédé d’interception de la graisse, les établissements de restauration demeurent susceptibles de déverser des quantités excédentaires de GHG dans les systèmes d’égouts pour les raisons suivantes :

·        De nombreux intercepteurs de graisse touchent à la fin de leur vie utile

·        Les intercepteurs de graisse sont sujets à la corrosion microbienne et chimique, une source de dégradation et de mauvais fonctionnement qui entraîne des déversements de graisse dans les eaux usées

·        L’entretien irrégulier et inadéquat des intercepteurs de graisse

Une fois les GHG rejetés dans un système d’égouts, ils entrent en contact avec des objets éliminés de manière incorrecte comme les lingettes humides, les couches, les pansements; autant d’objets qu’on ne devrait jamais jeter dans une toilette ou dans un drain. Les GHG présents dans un égout se fixent sur ces objets éliminés incorrectement pour créer un amas, composé de plus en plus de débris et de GHG. La croissance ininterrompue de cette masse la rend éventuellement trop grosse pour que les eaux usées puissent s’écouler librement à travers les conduites d’égouts. Cette banquise de gras mène peu à peu à l’étranglement du débit des eaux usées, provoquant un débordement d’égout sanitaire (DES) lorsque les eaux d’égout brutes, que les plaques d’égout et les drains de sous-sol ne peuvent plus retenir, inondent les maisons, les commerces et les rues.

Les banquises de gras (« fatbergs »)

Ces énormes masses informes

·        grossissent et se multiplient,

·        génèrent des odeurs nauséabondes,

·        bouchent les égouts,

·        endommagent les conduites d’égout et peuvent même les fendre,

·        entraînant le débordement des eaux d’égout brutes dans les rues.

Saviez-vous qu’en 2017, des ouvriers à Londres, en Angleterre, ont découvert une telle banquise mesurant plus de 240 m (800 pi) de long et pesant environ 130 tonnes métriques? C’est la taille de onze autobus à deux étages! Si ça ne vous pousse pas à vous procurer un nouvel intercepteur de graisse, rien ne vous convaincra.

En plus de subir les méfaits de ces masses à la fois dangereuses et dégoûtantes, les contribuables doivent aussi consacrer d’importantes sommes à la réparation des dommages.

Selon The News Wire, « la ville de London, en Ontario, qui dessert une population de 381 000 habitants, devait dans le passé débourser en moyenne 600 000 $ par an pour éliminer les banquises de gras et les empêcher de former des blocages dans le système ».

C’est beaucoup d’argent pour remédier à un problème qu’on peut facilement atténuer ou supprimer grâce à un entretien adéquat et l’emploi d’intercepteurs de graisse.

Et n’oublions pas l’aspect environnemental. En effet, ce problème persistant a des répercussions importantes sur les coûts environnementaux, de même que sur les écosystèmes, par exemple lors la mort d’espèces animales terrestres et aquatiques.

Il est grand temps de reconsidérer les intercepteurs de graisse! Nous croyons que l’interception représente la meilleure défense. C’est pourquoi nous œuvrons, en collaboration avec les villes, les municipalités et les agences de réglementation, à la conception de solutions à long terme.

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