Clair comme de la graisse

December 13, 2017 Emily Gamble

L’industrie de la gestion de la graisse peut sembler intimidante aux nouveaux venus, surtout si vous devez choisir pour la première fois un système destiné à un restaurant ou un autre type d’établissement. Si ce n’est déjà fait, vous allez rencontrer une avalanche d’acronymes et de termes en apparence compliqués comme IGH, GHG et intercepteur. Mais ne vous inquiétez pas, puisque dès la fin de cet article, en manipulant de manière experte le jargon de la graisse, vous allez être fin prêt à dénicher une solution qui vous conviendra parfaitement.

Mais qu’est-ce donc qu’un intercepteur de graisse?

Les boîtes à graisse traditionnelles existent depuis plus d’un siècle, avec comme mission d’empêcher les GHG (gras, huiles et graisses) de bloquer les systèmes d’égouts municipaux. La croissance de la population a occasionné une augmentation du nombre de restaurants, et donc de la quantité d’aliments en cuisson, entraînant un excès de graisse qui dépasse les capacités de traitement des fosses septiques et des aménagements de traitement. Il fallait trouver un appareil plus grand et plus efficace pour empêcher le plus de GHG possibles d’atteindre les conduites de drainage et ainsi de nuire à l’environnement.

C’est à ce moment-là qu’arrivèrent les intercepteurs de graisse avec leur nouvelle technologie, leur plus grande capacité et leurs matériaux plus résistants. Selon le Code de plomberie uniforme (UPC), la différence principale entre une boîte à graisse et un intercepteur réside dans la quantité de liquide, exprimée en gallons par minute (gal/min), qu’un appareil peut effectivement prendre en charge, les boîtes traitant moins que 50 gal/min, alors que les intercepteurs dépassent le seuil des 50 gal/min. Mais c’est grâce à leur efficacité en matière de séparation que les intercepteurs se distinguent nettement.

Alors peut-on résumer par ceci : si l’appareil est petit, c’est une boîte et s’il est grand, c’est un intercepteur? Sur le fond, c’est exact, mais on a aussi exprimé l’opinion selon laquelle uniquement les produits issus de la vague d’innovation qui débuta en 2001 au sein de l’industrie sont des intercepteurs, alors que tous les modèles précédents sont des boîtes. Toutefois, cette façon de voir les choses n’est pas d’une importance critique. Par contre, il est essentiel de connaître les divers types d’intercepteurs.

IGH

IGH signifie intercepteur de graisse hydromécanique, à l’heure actuelle le nec plus ultra en technologie de gestion de la graisse (particulièrement du point de vue des effets sur l’environnement). Les IGH emploient un mélange équilibré d’air et d’eau unique pour extraire de l’eau de façon continue la plus grande quantité possible de GHG (gras, huiles et graisses). On peut aussi distinguer les GHG selon leurs chicanes internes conçues pour ralentir l’écoulement de la graisse à l’entrée de l’intercepteur et ainsi maximiser l’efficacité de la séparation.

IGG

IGG correspond à intercepteur de graisse par gravité, une version quelque peu simplifiée d’un IGH. Bien plus gros que les IGH, les IGG contiennent une quantité d’eau beaucoup plus importante. C’est la raison pour laquelle on les retrouve normalement à la fois à l’extérieur et sous terre. En l’absence de chicanes, les GHG s’écoulent sans entraves dans une d’au moins deux énormes chambres, n’étant ralentis que par la quantité massive d’eau que contient l’IGG. Ils sont conçus pour s’en remettre au temps et à la flottabilité de la graisse afin d’opérer la séparation.

Le choix de l’intercepteur optimal repose sur les exigences, le débit de décharge et le budget de votre application. Sinon, vous pouvez toujours consulter un plombier industriel pour qu’il puisse en choisir un qui vous convient. Maintenant, fort de votre vocabulaire fraîchement acquis, n’hésitez pas à essayer notre calculatrice de dimensionnement ou apprenez-en davantage à propos du choix des dimensions ici.

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