Vive le plastique, le roi des technologies de séparation

December 13, 2017 Emily Gamble

Au sein d’une industrie dominée dès le départ par le béton et l’acier, le plastique s’avère peu à peu un adversaire respectable. Voilà une façon charmante d’expliquer les choses, mais nous, ingénieurs, préférons la version terre-à-terre : de nos jours, les thermoplastiques moulés par injection constituent le matériau le plus fréquemment employé pour la construction d’intercepteurs de graisse. Voici pourquoi.

Le béton va CERTAINEMENT se fissurer

Lorsque la graisse commence à se décomposer, ses molécules de sulfate se transforment en sulfures et éventuellement en acide sulfurique. Le contact de l’acide avec l’hydroxyde de calcium que contient le béton entraîne la formation d’une couche de gypse sur les parois de l’intercepteur. Bien que normalement ce processus ne porte pas atteinte à l’intégrité structurale, le gypse est facilement éliminé par le rinçage lors des nettoyages réguliers, exposant alors graduellement de plus en plus d’agrégats.

À lui seul, cet effet entraîne l’apparition de fissures, mais lorsqu’il est combiné aux propriétés poreuses du béton, il peut mener tout droit à un désastre. Un restaurateur peut s’estimer heureux d’obtenir huit ans de service d’un intercepteur en béton, avant son inévitable défaillance catastrophique accompagnée de frais d’excavation et de remplacement astronomiques.

L’acier va CERTAINEMENT rouiller, puis se fissurer

Si on soumettait à des scientifiques le défi de trouver l’agent optimal de formation de rouille, on reconnaîtrait assurément parmi les finalistes la graisse chargée de sel. Vous êtes conscients de l’effet du sel sur les autos, n’est-ce pas? Et comme si ça ne suffisait pas, la réaction à l’origine de l’acide sulfurique dans les boîtes en béton se produit aussi dans celles en acier. Lorsque le piquage commence à ronger les points de soudure, la durée de vie d’un intercepteur en acier ne dépasse pas trois ans de service.

L’esprit tranquille, grâce au plastique

Les intercepteurs en thermoplastiques moulés par injection sont des machines d’une seule pièce, sans joints, qui adorent dévorer les graisses. D’une durée de vie garantie d’au moins 10 ans, les intercepteurs en plastique offrent des parois lisses auxquelles la graisse et les bactéries ne peuvent s’agripper qu’avec une énorme difficulté. Alors que les adeptes du béton et de l’acier soulignent volontiers que les intercepteurs en plastique ont tendance à flotter dans les zones à haut niveau hydrostatique, des innovations comme les tirants d’ancrage et les cannelures fermées les maintiennent bien en place comme des pierres (sans les fissures, évidemment).

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